Lutte contre la Violence basé sur le Genre

Qu’est-ce que la « Violence basée sur le genre » ?

La violence basée sur le genre est une violence concernant les hommes et les femmes et les enfants, où la femme est généralement la victime. Elle découle de relations inégales de pouvoir entre hommes et femmes. La violence est dirigée contre une femme du fait qu’elle est une femme ou elle touche les femmes de manière disproportionnée. Elle comprend, sans s’y restreindre, des agressions physiques, sexuelles et psychologiques… La violence est répandue , vulgarisée, parfois même excusée, pourtant elle n’est ni normale, ni acceptable et nous ne pouvons plural tolérer. En parler ne suffit plus, il faut agir

Quelles sont les types de VBG ?

Nombreuses sont les types de VBG, mais les plus courantes à Madagascar sont la violence physique, sexuelle et psychologique/affective au sein de la famille, l’abus sexuel de l’enfant, la violence conjugale, le viol et l’abus sexuel, le viol marital, le harcèlement sexuel dans le milieu du travail et dans des établissements d’enseignement, la prostitution forcée et l’exploitation sexuelle des filles et des femmes.

Pourquoi est-ce si fréquent à Madagascar ?

La VBG est fondée sur le statut de subordination des femmes au sein de la communauté parce que la femme a toujours été considérée comme étant la propriété de son mari. L’histoire a tendance à montrer que l’homme est supérieur à la femme, qu’un homme doit se montrer dominant et cette déséquilibre de force a toujours perduré.

Quelles sont les conséquences du VBG ?

On peut constater deux types de conséquences dû à la VBG

1 – Conséquences mortelles :

  • Décès
  • Suicide
  • Décès de la mère
  • Décès dû au VIH/SIDA

2 – Conséquences non-mortelles :

  • Sur l’état physique : grossesse non-désirée, syndromes de douleurs chroniques, blessure
  • Sur l’état mental : dépression, consommation de drogue/alcool, MST/VIH

Statistiques:

Violences basées sur le genre à Madagascar

source : ENSOMD 2012-2013

  • 30% des femmes ont déclaré avoir subi au moins un type de violence.
  • 55% des femmes subissent des violences physiques dès l’âge de 15 ans et 30% sont victimes d’agressions sexuelles dès l’âge de 13 ans.
  • Les trois régions ayant les proportionsde violences les plus élevées sont : Vatovavy Fitovinany (43%), Androy (31%), Atsimo Andrefana (27,5%).

Mariage d’enfants

  • La fréquence des mariages précoces à Madagascar figure parmi les plus élevées dans le monde.
  • Une fille sur deux est mariée ou est en union avant l’âge de 18 ans.
  • Le taux moyen de prévalence du mariage/union des enfants est estimé à 41,2 % pour les moins de 18 ans, et 12, 4 % pour les moins de 15 ans,(ENSOMD)

Conséquences des VBG et mariages d’enfants

1) Conséquences physiques et psychologiques

La violence physique peut être fatale. Ses impacts sur la santé physique, la santé génésique et la santé morale sont multiples : blessures, stress, traumatismes, handicaps physiques et psychiques, décès par homicide ou par suicide.

2) Conséquences économique

Les conséquences économiques concernent en termes de coûts liés aux soins et aux traitements, aux frais de justice et aux pertes de productivité.

3) Conséquences sociales

Sur la vie des enfants La violence affecte la vie future des survivants et de la société car les enfants qui ont grandi dans un milieu de violence ont tendance à reproduire le même modèle. Par ailleurs, la victime ainsi que l’auteur rencontrent des problèmes d’intégration au sein de la famille et de la communauté.
Sur l’éducation : L’existence de la violence au sein du couple enlève le repère pour les enfants. Elle peut entrainer de la difficultés à scolariser les enfants, non seulement faute de moyen financier mais également pour d’ordre psychosocial. Ainsi les filles sont les plus affectées . D’où 57 % des femmes âgées de 20 à 24 ans sans éducation et 51 % avec une éducation primaire sont mariées ou en union à l’âge de 18 ans comparé à seulement 22 % des femmes avec une éducation secondaire ou plus ESOMD (Rapport UNFPA)

La Première Dame de Madagascar, Mialy RAJOELINA en tant qu’Ambassadrice de la l’UNFPA de la lutte contre la Violence basée sur le genre

SES OBJECTIFS EN TANT QU’AMBASSADRICE?

Dans le cadre de cette collaboration, l’Ambassadrice aura trois objectifs à atteindre:

1. Rendre effective l’existence de la loi sur la violence basée sur le genre
2. Renforcer la culture de zéro tolérance face aux violences basées sur le genre
3. Développer les mécanismes de prévention et de prise en charge des violences basées sur le genre

AXES D’INTERVENTION ET STRATEGIE DE MISE EN OEUVRE?

Etant donné que la lutte contre la violence basée sur le genre consiste avant tout un changement de mentalité vers un changement de comportement, son éradication requiert des réponses multidisciplinaires et donc des interventions multisectorielles.

Cinq axes d’interventions sont prévus afin d’atteindre les objectifs fixés:

AXE 1 : Elaboration de la loi spécifique sur les VBG
AXE 2 : Communication pour le Changement de Comportement
AXE 3: Mise en place des dispositifs d’éducation, de protection des droits des femmes et des filles
AXE 4 : Développement de partenariat et de mobilisation de ressource
AXE 5 : Renforcement des services de prévention et de prise en charge des VBG

VISION ET MISSION DE LA 1ère DAME avec L’UNFPA

VISION
Grâce à la collaboration  de  l’Ambassadrice avec l’UNFPA  et le concours des différents acteurs dans les secteurs publics comme privé,  d’ici 2030, à Madagascar, chaque individu respectera les droits des femmes et des filles.

MISSION
Les  trois domaines clés du mandat de l’UNFPA dans son énoncé de mission sont la santé reproductive, l’égalité des sexes et les stratégies démographiques.

La mission confiée à l’ Ambassadrice de l’UNFPA Mialy RAJOELINA vise  à contribuer à l’élimination de la violence basée sur le genre et à la promotion des droits de la femme et des filles.